Profil général

Profil général 2020-03-27T13:44:33-04:00

La paroisse de Saints-Gervais-et-Protais, fondée en 1780 et érigée canoniquement en 1832 et civilement en 1835 a été à l’origine de Saint-Gervais. Cette paroisse découpe son territoire à même celui de Saint-Étienne-de-Beaumont et de Saint-Anselme.

Entre 1755 et 1758, au temps du « Grand Dérangement », deux groupes successifs d’Acadiens échappant à la déportation sont accueillis sur ces terres du seigneur de Beaumont. Le Sieur Michel-Jean Péan, seigneur de Livaudière, accorde les premières terres à sept familles de réfugiés, puis à un groupe de treize autres familles au cours de l’hiver 1755-1756. Ces premiers arrivants seront suivis d’un groupe d’Écossais, puis de Canadiens-français, ancêtres des Gervaisiens actuels. La Première Cadie et la Deuxième Cadie (1er Rang et 2e Rang) perpétuent encore le souvenir de ces valeureux pionniers Acadiens.

Peu de familles font souche à Saint-Gervais parce qu’ils sont habitués à vivre en bordure de la mer. Ils retournent en leur patrie ou s’établissent aux abords du fleuve.

Cette municipalité est considérée historiquement comme la paroisse mère de six paroisses de colonisation au sud de son territoire. Les migrations successives font en sorte que nous retrouvons aujourd’hui des descendants de souche gervaisienne jusqu’aux lignes américaines.

1790

Fondation de la paroisse de Saints-Gervais-et-Protai

1832

Érigée canoniquement

Armoiries

Œuvre de Léopold Canac-Marquis

Adoptées par la Municipalités des S.S. Gervais et Protais
Le 5 mars 1979 Dévoilées le 26 juillet 1980

LA COURONNE

Ce noble symbole surplombant l’écusson veut rappeler par la roue du moulin la noblesse de la Seignerie de La Livaudière, lieu de la paroisse des S.S. Gervais et Protais. L’intérieur de cette roue dessine deux sillons permettant de discerner le tracé de la roue des rouets de nos aïeules, ces femmes artisanes qui savaient si bien travailler la laine.  Hommages à ces valeureuses! De plus, cette roue veut célébrer le Faubourg des Moulins, centre de la vie à St-Gervais au XVIIIe siècle.

L’ÉCUSSON

Célébrer deux siècles d’histoire, d’effort, de progrès, en entreprendre toute maturité un troisième voilà un événement digne d’être symbolisé par les couleurs de l’athlétisme olympique : l’or, l’argent et le bronze. L’or apparaît sur les contours de l’écusson comme un signe de l’alliance des générations qui se sont succédé et celles qui viendront.  Puis, il y a l’or de la croix et celui des gerbes.  L’argent prendra figure d’une richesse des gervaisiens se fondant sous les symboles de l’éducation et du sacerdoce.  Enfin, le bronze, couleur de la terre, veut dans son humilité rappeler le point de départ de ce que la terre et les roches ont produit de richesses à St-Gervais.

LA GRANDE CROIX D’OR

La croix symbolise la foi du peuple chrétien.  Elle est le souvenir de ce que Dieu a inspiré de générosité et de don de soi à ses pasteurs, aux fils et filles qui ont embrassé la vie sacerdotale, religieuse et missionnaire…  Elle rappelle les croix de chemin élevées par la foi de l’ancêtre et qu’on redécouvre aujourd’hui comme richesse du patrimoine.  C’est la transmutation de l’humble croix de bois du site désigné de la première église en un temple majestueux.

LE DRAPEAU ACADIEN

Placé dans la partie supérieur gauche, le drapeau bleu, blanc, rouge marqué d’une étoile jaune symbolise le peuple acadien. Les Acadiens, gens d’un peuple co-fondateur, sont venus occuper des concessions au cours des années qui ont suivi la déportation de 1755…  Ils y ont laissé l’empreinte d’un peuple qui a souffert mais qui s’est montré profondément attaché à sa religion et à ses traditions.

TROIS FLEURS DE LYS

La partie supérieure droite renferme trois fleurs de lys sur bleu azur.  Cette représentation veut rappeler l’origine française de l’autre peuple co-fondateur de St-Gervais.  Les ancêtres venaient de Normandie, de Bretagne, de l’Ile de France, de l’Aunis, du Poitou, du Languedoc et du Perche… Pour cette raison, ces fleurs de lys sont empruntées aux armoiries des Rois de France.  Elles veulent signifier le vécu français sur trois siècles d’histoire : les 18e, 19e et 20e siècles.  Elles témoignent de l’accomplissement de deux siècles et d’un troisième rempli d’espérance. Elles symbolisent bien la famille (cellule paroissiale, mère, enfant).

LA TERRE, LE CLOCHER, QUATRE GERBES

La partie inférieure gauche veut rappeler la terre, les lieux et la vie à St-Gervais.  Un fond de bronze, couleur de la terre, tracé de sillons rappelle l’agriculture et ses richesses.  Le peuple gervaisien en majorité y a travaillé et a compris ce que signifient défricher, semer et récolter.  C’est ce peuple qui le premier peut chanter avec le psalmiste :

« Que tes œuvres sont admirables! »  (Ps. 66)

Le village symbolisé par son clocher c’est le centre de la vie religieuse, municipale et scolaire.  Les habitants y rencontrent les artisans, les hommes de métiers et les professionnels. Quatre gerbes d’or (d’avoine ou de blé) rappellent la moisson fruit du travail des colons d’abord puis des agriculteurs.  Placées sur quatre niveaux différents, ces gerbes autour du clocher rappellent les quatre rangs de St-Gervais : le Bras, la Première Cadie, la Deuxième Cadie et la Côte St-Louis.

EDUCATION ET CULTURE

Complétant le cœur de l’écusson, la partie inférieure droite rappelle les valeurs et l’attachement des gervaisiens à l’éducation et au sacerdoce.  Précédemment nous chantions la terre et le travail des mains.  Maintenant nous acclamons celui de l’esprit. Sur fond d’argent, un livre ouvert rappelle l’importance attachée à l’éducation et à la culture.  Rappelons que St-Gervais peut se vanter d’avoir été parmi les premiers à organiser un système d’école de fabrique au début du XIXe siècle. Pensons à sa société littéraire au cours du siècle dernier, sans oublier toute la tradition d’y retrouver son notaire.  Plus de mille hommes et femmes se sont préparés à l’enseignement.  Ce goût de connaître conduisait aux collèges classiques et commerciaux, aux écoles normales, à l’université et à son couvent… Voilà pourquoi le sigle des religieuses Jésus-Marie apparaît dans cette partie de l’écusson.  Il rappelle ce que ces femmes, éducatrices exceptionnelles, ont apporté de dévouement et de formation aux gervaisiennes depuis plus d’un siècle. Un calice surmonté d’une hostie symbolise le sacerdoce.  Peut-on imaginer l’ampleur de la tâche des prêtres-pionniers!  Attaché à ses prêtres, le gervaisien de toutes les époques y a trouvé son conseiller spirituel et temporel.  La foi des anciens a souvent fait dire : « Nos prêtres font des miracles!… »  L’abbé Ernest Arsenault écrivait au milieu du siècle, la revanche des acadiens s’est faite par la revanche des autels. En effet près de soixante-dix fils de St-Gervais ont reçu l’onction sacerdotale et ont annoncé la Bonne Nouvelle. Dieu, que tes œuvres sont admirables!

ST-GERVAIS SE SOUVIENT

Six petites feuilles d’érable gravitent autour de l’écusson.  Elles symbolisent les six paroisses-filles de St-Gervais : Ste-Claire, St-Anselme, St-Lazare, St-Raphaël, St-Nérée et Honfleur.  Chères filles, « Je me souviens! »

LES FEUILLES D’ÉRABLE

De grandes feuilles d’érable entourent nos armoiries tout comme les érablières bordent nos routes et nos rues et créent selon les saisons des paysages si attachants.

QUE TES ŒUVRES SONT ADMIRABLES!

L’occasion d’un bicentenaire permet à la fois de se tourner vers le passé et d’envisager l’avenir.  C’est l’occasion des actions de grâces, des louanges, des bénédictions, des vœux.  Considérant l’histoire de ces deux siècles, les psaumes 66 et 67 montrent merveilleusement bien la pensée et les œuvres de St-Gervais :

« Poussez vers Dieu des cris de joie,(habitant de) l’univers!Chantez la gloire de son nom,Célébrez magnifiquement ses louanges!Dites à Dieu : « Que tes louanges sont admirables!… » (Ps. 66)

En effet, le Créateur y a fait des merveilles par le travail de toutes les générations.  Coopérant avec Lui, les œuvres sont présentes : la terre, la foi, la corvée, la tradition, l’éducation, la famille, le sacerdoce, l’amour du travail… et elles garantissent l’avenir. Enfin, le rouge du ruban sur lequel s’inscrit cette devise symbolise le sang versé par le martyre des frères Gervais et Protais, saints patrons de cette paroisse.